mercredi 10 mars 2010

Nobis in Memoriam… « En mémoire de nous… »


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Synopsis : Ambre Ben Yedder décède subitement… Martine, sa meilleure amie, est alors soupçonnée d’homicide volontaire par le commissaire Omar Ben Othman, homme d'expérience et proche de la retraite, qui réussi grâce à ses relations à se faire confier l’enquête. Celle-ci est rendue d’autant plus ardue à cause des tragiques évènements qui se déroulent au même moment en Tunisie...

Biographie : Mouna TOUJANI, une personnalité partagée entre force et faiblesse, entre colère et amour. Elle a écrit son premier Roman intitulé «  Le combat de toute une vie » et un second naîtra quelques mois plus tard, ce besoin d’écriture est plus que vital pour elle, c’est une forme de thérapie. Sa plume n’a d’égale que sa quête d’authenticité et sa capacité d’aller aux risques d’elle-même! Fragile comme la feuille à l’arbre ! Forte comme les racines qui le portent! Lire ses livres, c'est apprendre à la connaître et c'est aussi, parfois, se retrouver face à ses propres démons…

Préface 1 : les gens sans histoire… Ne peuvent pas en raconter.
C’est en trempant sa plume dans les souffrances, les blessures et les douleurs de son passé que Mouna Toujani  parvient, une fois de plus, à nous émouvoir, à nous toucher au plus profond de notre cœur et de notre âme, par la sensibilité de ses mots et par sa manière de raconter.
La souffrance peut parfois engendrer la colère, la haine, le sentiment de révolte, mais elle peut aussi, au contraire, ou conjointement, décupler l’Amour. Ou plus exactement, la perception de l’Amour.
Mouna Toujani, de toute évidence, aime l’Amour… Et l’Amour l’aime… Voilà pourquoi, elle en parle si bien…
Mais quand l’Amour devient Passion… Le drame n’est jamais loin…
Drame, Amour, Passion… Trois mots qui lui collent à la peau…
Vous aimerez la lire, et vous aimerez la (re)découvrir. Parce que personne ne peut rester insensible, face à tant de… Sensibilité…
                                                                                                                           Philippe Brion

Préface 2 : il en va en matière de découverte pour l’écriture, comme pour la peinture !
Je ne parle pas de l’œuvre mais de l’auteur.
Cela revient au même mais suivez mon raisonnement.
Si je devais découvrir Picasso, sachant ce qu’il est devenu ou si j’avais assez de discernement pour savoir avant qu’il soit reconnu ce qu’il deviendra, que ferais-je ? Que feriez-vous ?
J’achèterai tous ses tableaux pour être le premier. D’abord orgueilleusement pour dire : “c’est moi qui l’ai découvert” ensuite parce que je serais convaincu de ce qu’il va rapporter.
Le talent n’est pas toujours anticipé.
Il ne vaut parfois que parce qu’il est bien entouré.
Mais aujourd’hui il ne peut nous échapper car la propagation de l’information sur Internet révèle le savoir faire en faire savoir.
Moi j’ai vu sur les réseaux sociaux que l’auteur ne laissait personne indifférent ! Plébiscitée par ceux qui la découvrent, aimée par ceux qui la suivent.
Qu’il s’agisse de ses poèmes ou de ses romans, chaque ligne est une corde de guitare à la Manitas del Platas, chaque récit est digne des grands dignitaires romanciers.
Avec elle, homme ou femme, quelque soit leur aventure personnelle revive leurs émotions intérieurs, sorte de jardin de l’âme.
Mouna Toujani détient le secret de ces âmes et porte en elle la fibre de la sensibilité parfaite qu’elle traduit avec ses mots, et ses maux sont les nôtres.
Ce Roman est encore un moyen de nous piéger parce que dès que vous en aurez commencé la lecture, votre affect s’en ressentira et vous aurez la boulimie de la lire...Mouna Toujani…

                                                                                                                 Robert Benitah


Petit extrait:


- Robert, j’ai quelque chose de très important à te donner… Assieds-toi et écoute-moi parce que toute ta vie va sûrement changer après ça ! Elle l’a écrit pour toi. C’est tout ce qu’elle n’a jamais pu te dire…

Je lui tendis le livre : « En mémoire de nous » en était le titre. Il me regarda, surprit, et le prit de ses mains tremblantes. Le frôlant du bout de ses doigts, l’ouvrit après avoir jeté un bref coup d’œil à la couverture et, bredouillant, et commença à lire à haute voix la première ligne manuscrite qu’elle avait écrite à l’intérieur :


Cher Robert,

Ma vie a perdu de son attrait le jour où j’ai appris qu’il ne me restait plus beaucoup de temps… Et quand la joie ne nous entoure plus, quand tout devient fade, sans goût, sans odeur, sans sensation... Quand les souvenirs sont tout ce qu'il nous reste, ce qui vous rattache au passé, aux regrets, aux envies, à l'amour... Lorsqu'il ne reste plus que cela, tout ce qu'il y autour ne compte plus... Les souvenirs se focalisent sur cette voix, ce visage, ce corps, ces mots, ces gestes... Ces preuves, ces envies, ces cris, ces pleurs. Oui les souvenirs ne se focalisent que sur ça. Les causes de l'amour.

Je n'ai nullement pris la décision de tout occulter, de ne garder que certains détails, d'omettre les futilités, l'inutilité. Je n'ai pas choisi les souvenirs, je n'ai pas fait le tri, je n'ai pas gardé que le meilleur ou son inverse. Je n'ai pas voulu tout ranger dans un coin de ma mémoire, je n'ai pas voulu fermer à double tour ce coffre dans lequel ce nous était négligemment disposé. Je n'ai pas fait abstraction de nos habitudes, de notre mode de vie et de tous ces détails qui prouveraient au monde entier l'immensité de mon amour. Je n'ai pas fait la part des choses, j'ai laissé ces souvenirs m'habiter, certains se sont effacés, d'autres ont perduré...Le nécessaire, l'utile a persisté... Quant aux futilités, aux inutilités, aux détails ne te concernant pas ils se sont envolés... Seul ton visage est resté, chose immuable, bouleversante addiction... Mais sache Robert, que je pourrais retracer chaque jour, chaque minute, chaque seconde s'il le fallait... Si tu avais eu besoin que je parte à l'investigation de souvenirs, de détails, d'habitudes, de mimiques pour connaître l'ampleur de mon amour, je l'aurais fait. Je peux le faire... Je vais le faire…

« Je me souviens de toi comme une brise de vent doux qui a doucement caressé ma vie. Tu as soufflé sur elle toutes les émotions qui m’ont fait renaître. Femme, je me suis senti auprès de toi : Femme transportée par le tourbillon de l’amour. Je me souviens de cette sensation de bien-être quand j’étais blottie aux creux de tes bras. Je me souviens de ce sentiment de sécurité et de cette force que tu dégageais quand tu me serrais contre ton cœur. Il n’y a qu’à cet endroit que je trouvais la sérénité. Tu as été le père, le frère, l’ami, l’amant… Tous ces sentiments qui m’avaient manqué depuis ma plus tendre enfance. À toi seul tu as comblé tous ces vides. Quelques mois de bonheur dans toute une vie. Dans mon cœur et mon esprit, tu as toujours été présent. L’amour c’était Toi. Le bonheur aussi. Pour moi, tu fus ce « Tout » qui m’a comblée, même si… Je ne me suis jamais arrêté à des « si », tu valais bien plus que ça ! Oui, tu méritais tout mon amour, et cette flamme que j’ai toujours eue pour toi continuera d’éclairer ta vie quand je ne serai plus là… ».

PS : Si tu lis ce livre en ce moment même, c’est que mon corps est loin d’ici, mais je t’ai laissé mon âme. Imprègne-toi d’elle comme je me suis imprégné de la tienne. N’oublie jamais combien je t’ai aimé et continuerai de le faire de là où je serai.
Signé : Celle qui n’a jamais cessé de croire et d'avoir foi en toi.

Les larmes l'empêchèrent de continuer, mais il ne pouvait pas détacher ses yeux du bien qui était entre ses mains…

    - Elle et ses secrets !

Il referma le livre pour regarder la photo de couverture qu’il caressa de ses doigts, tendrement. C’était une des photos d’elle et de lui, prise pendant le voyage qu’ils avaient fait ensemble en Tunisie. Un sentiment intense le traversa si fort en se rappelant cette époque où ils furent heureux qu’il en eût eu la chair de poule.

Plus tard, une fois rentré à l’intérieur, il prit place dans un fauteuil du salon. Ses jambes et ses mains tremblaient de plus belle. Il ignorait encore que lorsqu’il refermerait le livre, une fois après l’avoir lu, les mots d’Ambre bouleverseraient sa vie. Alors avant le coucher du soleil et sous l’œil protecteur de son ange, il débuta sa lecture.

Mouna Toujani 








                                                                                                                                                                         

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